Asthme et pollens: quand l’allergie dégénère

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Asthme et pollens: quand l’allergie dégénère

19 juin 2019 Allergies 2

En savoir plus sur l’asthme pollinique

Dans le monde, plus de 230 millions de personnes sont asthmatiques, et l’asthme est la maladie chronique la plus courante chez l’enfant. L’asthme allergique est le plus souvent, provoqué par la présence de pollens (et donc d’allergènes) véhiculé par le vent. Devenu courant, l’asthme est aujourd’hui banalisé et ses risques sont malheureusement trop souvent minimisés.

L’asthme, c’est quoi ?

L’asthme est une maladie chronique qui se définit par des crises régulières pendant lesquelles surviennent des difficultés respiratoires. Lors d’une de ces crises, la paroi des bronches gonfle ce qui provoque un resserrement de leur taille, restreignant ainsi le débit d’air inspiré et expiré. La fréquence et la gravité de ces crises varient en fonction des individus. Les personnes prédisposées à l’allergie sont qualifiées d’atopiques : elles présentent une hypersensibilité aux aéro-allergènes comme le pollen. Généralement déclarée pendant l’enfance, cette tendance évolue, les allergies pouvant se déclarer bien plus tard.

Les causes ou les facteurs aggravants peuvent être multiples :

  • Allergènes (poils de chat, chien, pollens, poussière)
  • Irritations dues à l’environnement (air sec, temps humides, tabac)
  • Infections des voies respiratoires (bronchite, rhume…)
  • Exercice physique intense

L’asthme allergique et son environnement

Les pollens de graminés déclencheurs de crise.
Les pollens de graminées, déclencheurs de crise.

Les allergènes présents dans l’air provoquent l’asthme allergique, mais ce n’est pas tout ! Certes, le pollen est une des causes premières mais d’autres paramètres importants participent à une augmentation du nombre d’asthmatiques : le réchauffement climatique, du fait d’une diffusion de pollen plus intense et d’une durée plus longue, peut provoquer des crises. La pollution de l’air peut réduire considérablement la résistance des bronches des personnes déjà allergiques, augmentant ainsi fortement les effets du pollen sur celles-ci. Sachez que les conditions météorologiques jouent également un rôle. Les beaux jours qui arrivent de plus en plus tôt favorisent la diffusion du pollen et donc des potentielles crises d’asthme.  

Le facteur de l’hérédité

L'hérédité et l'asthme allergique, un lien prouvé. LIFY Air
L’hérédité et asthme allergique, un lien prouvé.

L’un de vos parents est asthmatique ? Selon l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), « le diagnostic d’allergie respiratoire est souvent conforté par l’existence de cas similaires dans la famille, père, mère, frères et sœurs. Un individu dont les deux parents allergiques le sera lui-même dans 7 cas sur 10. Cette composante héréditaire de l’allergie respiratoire est clairement établie et dûment prouvée. » Soyez vigilant !

Asthme et rhinite allergique, quelles différences ?

L’asthme et la rhinite allergique (aussi appelée « rhume des foins ») sont deux pathologies différentes . La rhinite allergique provoque l’irritation et l’inflammation des yeux, du nez et des voies aériennes supérieures. L’asthme allergique touche principalement les voies aériennes inférieures telles que les bronches. Ce sont deux symptômes d’un même syndrome qui causent les deux pathologies. Ces deux pathologies sont intimement liés. Les sujets asthmatiques souffrent dans la majorité des cas d’une rhinite allergique, et cela peut se déclencher dès l’enfance. Selon l’INSERM, la rhinite allergique est un facteur prédisposant à l’asthme. Un enfant victime de rhinite allergique a trois fois plus de chance de développer de l’asthme par la suite. Pour un asthme déjà existant, la rhinite peut l’aggraver lourdement.

Selon une étude britannique* publiée en 2007, une rhinite allergique représente un handicap chez les adolescents car il existe une baisse significative de performance lors des examens de fin d’année.  

Rappelons que les deux pathologies dégradent fortement la qualité de vie:  altération du sommeil, augmentation des effets de la fatigue, ou absentéisme aussi bien scolaire que professionnel.

Soyez donc très vigilants sur 3 périodes de l’année en fonction de vos allergies ou celles de vos enfants. De janvier à mars pour les arbres, en fin de printemps et au début de l’été pour les graminées. Et juillet à septembre pour d’autres types de plantes qui pollinisent plus tardivement (ambroisie, pariétaire, armoise…) ! Pour ne pas faciliter les choses, ces périodes peuvent varier en fonction des régions dans lesquelles vous vivez ou vous vous déplacez.

Est-ce une maladie grave ?

L'asthme allergique nécessite un suivi régulier et sérieux
L’asthme allergique nécessite un suivi régulier et sérieux.

Suivi par un professionnel de santé, l’asthme n’est pas une maladie handicapante. Avec un traitement et une bonne hygiène de vie, les asthmatiques peuvent vivre à peu près normalement. Si les symptômes sont négligés trop souvent, on n’est pas à l’abri d’une crise d’asthme aigue nécessitant une hospitalisation d’urgence ! L’asthme, c’est plus de 15000 hospitalisations par an. Cette pathologie était responsable de 900 décès en 2018. Toute crise d’asthme est donc à prendre au sérieux !

*source « Seasonal allergic rhinitis is associated with a detrimental effect on examination performance in United Kingdom teenagers » https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17560637

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2 réponses

  1. […] réactions allergiques des voies respiratoires, des yeux, et, pire encore, elle peut causer de l’asthme. Caractérisée par sa floraison plus tardive(entre août et septembre) cela représente un poids […]

  2. […] les bronches. Les crises allergiques, conjuguées à la pollutions peuvent alors se transformer en asthme, souvent plus sévères en ville qu’à la […]

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